devant moi la rue, que des voitures immobiles et un trottoir sur lequel se paradent tout les plus beaux jeunes du Mile-End. plus haut un ciel gris-bleu qui devient tranquillement plus sombre à mesure que les minutes passent, mon regard allant de mon cahier à la rue, au ciel pour revenir à la page, ensuite à la fille assise de l'autre bord de la fenêtre, me faisant dos, cigarette en main.
as-t-elle déjà été amoureuse?
ce sentiment qui commence tout... les jeunes, naïfs qui disent "je t'aimerais encore dans cing ans"
j'ai toujours été trop cynique pour le dire, pas pour le penser, mais je n'ai jamais voulu laissé échapper ses mots de ma bouche.
ayant trahi ce règlement, je me demande maintenant si je m'approche du contraire- est ce que je le dit sans encore y croire?
je me déteste si c'est vrai. je me déteste si ça ne l'est pas pour avoir même pensé une telle chose.
quand il fera noir ce mardi soir d'avril je quitterai ce banc pour le trottoir que j'observe depuis une heure. quand il fera noir et trop froid pour marcher jusqu'à lui en pensant à autre chose que le froid. comme ça je sui certain de sourire en le retrouvant, dans la chaleur réconfortante de mon lit.
J'ai peur. je ne peu dormir sans son corps, mais je ne peu pas être en sa présence sans en douter.
un texto... j'oublie mes doutes. tu me manques déjà.

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